10,8 milliards de dollars de coupes

D’ici 2015, le gouvernement Harper aura imposé des coupes budgétaires permanentes d’au moins 10,8 milliards de dollars par année aux ministères et organismes fédéraux. En sabrant ainsi leur financement, il les prive de ressources indispensables à l’accomplissement de leur mission citoyenne.

35 000 emplois supprimés

Plus de 35 000 postes seront abolis dans la fonction publique fédérale. À la suppression de 19 200 emplois annoncée en mars 2012 par le ministre des Finances, Jim Flaherty, il faut, en effet, ajouter les mises à pied découlant des budgets antérieurs. Avec des dizaines de milliers de travailleurs en moins, la qualité et l’accessibilité des services publics sont compromises.

Zéro transparence

Le gouvernement Harper n’a jamais fourni le plan détaillé des coupes selon les départements, programmes et activités des ministères et organismes fédéraux visés. Ce manque de transparence a été maintes fois dénoncé par les partis d’opposition et le directeur parlementaire du budget, Kevin Page. M. Page a d’ailleurs obtenu, en juin 2012, un avis juridique indiquant que les ministères qui refusent de lui communiquer les détails demandés violent la Loi sur le Parlement. Malgré cet avis, il n’obtient toujours pas les informations exhaustives réclamées.

un mensonge éhonté

Contrairement à ce que prétend le gouvernement Harper, les économies exigées des ministères et organismes fédéraux ne sont pas réalisées par « l’élimination du gaspillage » dans les « opérations internes ». En fait, ce sont d’abord les services de première ligne qui écopent.

Mensonge : « La grande majorité de ces économies proviendront de l’élimination du gaspillage lié aux opérations internes de l’État, afin d’alléger ce dernier et de le rendre plus efficient. »

– Jim Flaherty, ministre des Finances

Source : Discours du budget, 29 mars 2012

Réalité : « […] les dépenses en services internes ont avoisiné les 5,3 milliards de dollars dans la première moitié de 2012-2013, une hausse de 8 % par rapport à l’exercice précédent. L’augmentation soutenue des dépenses en services internes donne à penser […] que les mesures de compression ont surtout entraîné une réduction des dépenses dans les services de première ligne. »

– Kevin Page, directeur parlementaire du budget

Source : Suivi des dépenses : Deuxième trimestre de 2012-2013, 24 janvier 2013